Période 2010-2015
La renaissance néo-jovialiste
En 2010, un nouvel élan secoua la mémoire du Mouvement Jovialiste. L’artiste montréalais Nicolas Lehoux, animé par la même soif de joie philosophique qu’André Moreau, entreprit de réveiller le mouvement après presque deux décennies de sommeil.
Sous son impulsion, une nouvelle organisation fut incorporée officiellement le 30 avril 2010. On pourrait dire que le jovialisme, tel un phénix rieur, renaissait de ses cendres pour rappeler au monde que la philosophie n’est pas seulement affaire de bibliothèques poussiéreuses, mais aussi de fêtes, de rires et de partage spirituel.
Réalisations marquantes (2010-2015)
Durant ces années, la communauté jovialiste s’est déployée dans le numérique et les médias, multipliant les initiatives:
- Création et animation de plusieurs sites web, dont jovialiste.com, andremoreau.info, propossurlebonheur.com, jackielacoursiere.ca, clubjoyeusesrencontres.com pour donner une portée internationale au mouvement.
- 5 Assemblées générales annuelles, moments de rencontre où la philosophie se vivait autant qu’elle se pensait.
- Mise à jour de la bibliographie de Moreau et création de son profil Wikipédia, rendant son œuvre plus accessible aux chercheurs comme au grand public.
- Émission de radio Propos sur le bonheur: 169 épisodes consacrés au jovialisme, preuve qu’il est possible de parler de philosophie avec le sourire et sans s’endormir.
- Production audiovisuelle: mise en ligne de plus de 100 vidéos sur YouTube et DailyMotion.
- Numérisation des archives: plus de 40 ouvrages d’André Moreau et plus de 350 pages de documents rares (publicités, procès-verbaux, invitations, articles, lettres patentes, etc.).
Ces réalisations témoignent d’un engagement à la fois intellectuel et festif, confirmant que le jovialisme est bien une philosophie vivante, adaptée à l’ère numérique.
Apprentis et compagnons
Une école philosophique vivante
Durant cette période, le Mouvement Jovialiste a réintroduit les figures traditionnelles de l’apprenti et du compagnon – non pas comme grades hiérarchiques, mais comme rôles d’apprentissage et de partage.
- L’apprenti explore, expérimente, pose des questions (même impertinentes) et découvre la joie de philosopher sans complexe.
- Le compagnon, lui, marche aux côtés de ses pairs et de son guide, dans un esprit de fraternité et d’aventure collective.
Cette structure, inspirée des ateliers médiévaux mais transposée dans le champ philosophique, illustre bien la volonté jovialiste: apprendre à vivre la philosophie comme une fête, et non comme une corvée académique.
Les 4 Jeudis
Retour d’une tradition festive
En 2012, le Mouvement proposa de raviver la publication mythique des années 1970: Les 4 Jeudis. Ce périodique, publié autrefois entre 1976 et 1979, devint un pont intergénérationnel pour tous ceux qui s’intéressent à la joie, à la sagesse et au jovialisme.
Aujourd’hui encore, les exemplaires de cette revue sont recherchés et numérisés, prolongeant l’esprit festif de l’époque tout en l’ancrant dans la mémoire collective.
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Une mise en sommeil féconde
En 2015, le Mouvement Jovialiste fut de nouveau mis en veille. Mais contrairement à un arrêt définitif, ce sommeil ressemble plutôt à une respiration philosophique – une pause joyeuse avant le prochain éclat.
Car le jovialisme, à l’image de l’être qu’il célèbre, ne disparaît jamais : il se reconfigure, se métamorphose et renaît selon les besoins du temps. Comme le dit André Moreau: «L’être ne connaît ni début ni fin: il rit de la chronologie.»
✨ La période 2010-2015 fut une seconde naissance, un laboratoire numérique et festif où le jovialisme a montré sa capacité à traverser les époques.
Entre philosophie et spiritualité, archives et innovations, le mouvement s’est prouvé intemporel: un carrefour entre tradition et modernité, entre mémoire et avenir.