6 – LA CONFIANCE

Q. Quel est le rôle de la confiance dans la vie?

R. L’homme confiant ne doute pas. Il établit sa confiance en toutes choses et interprète positivement les événements. Il ne fonde pas sa connaissance dans le doute méthodique, mais dans la confiance méthodique et hyperbolique. Il dit oui à la vie et au monde. Cette absence de doute ne signifie pas la naiveté mais la certitude.

Q. Quelles sont les sources de la confiance en soi?

R. La confiance en soi résulte d’une conviction fondamentale explicite. Elle s’obtient par la considération positive inconditionnelle de son être.

Q. La confiance concerne-t-elle le Moi subjectif naïvement orienté au monde?

R. La confiance en soi est beaucoup plus une confiance dans le Soi qu’un intérêt superficiel porté à notre Moi. Mais, si le Soi profond est atteint, le Moi se trouve changé.

Q. Que signifie l’apparition du doute chez l’homme confiant?

R. Le doute signifie que l’homme n’est pas encore tout à fait installé dans son être et qu’il lui manque encore l’accord total avec soi.

Q. Peut-on dire que les sens nous trompent?

R. Il est faux de dire que les sens nous trompent, car ils nous mettent en contact avec l’être. Il faut leur faire confiance. Certains veulent tuer leurs sens. Il faut plutôt les assumer pour qu’ils nous aident à mieux être nous-mêmes. Si la vie physique existe, c’est qu’elle a un rôle à jouer et l’usage de nos sens doit nous rappeler qu’ils constituent les prémices de percep-tions plus développées qui ne sont plus physiques.

Q. L’idée de la confiance n’est-elle pas reliée à celle de la force qui s’exprime en nous?

R. Oui. Il y a une force en nous. Lorsque nous la considérons du point de vue de sa puissance de ressourcement, nous l’appelons ÉNERGIE; lorsque nous la considérons du point de vue de ce que nous pouvons en faire, nous l’appelons ABSOLU; lorsque nous l’examinons du point de vue de son immensité, nous l’appelons COSMOS INTÉRIEUR; lorsque nous voyons en elle l’étoffe incorruptible de l’univers, nous l’appelons INFINI; lorsqu’elle nous apparaît comme le plan et l’horizon de notre vie intérieure, nous l’ap-pelons SOI; et lorsque nous la considérons dans sa valeur d’apprentissage et de conquête, nous l’appelons ÊTRE. C’est seulement quand nous n’avons aucune espèce de connaissance à son sujet que nous l’appelons DIEU.

Q. Qu’est-ce que l’optimisme?

R. L’optimisme, c’est de pouvoir dire, quand tout le monde a démissionné: bon, maintenant, mettons-nous au travail.