24 – LA MORT

Q. Qu’est-ce que la mort?

R. La mort représente l’ouverture suprême à l’être. Pour ceux qui ont su rester éveillés durant la vie terrestre, elle constitue la conquête définitive de l’état d’éveil. Mais pour la grande majorité des hommes qui sont demeurés endormis toute leur vie, elle représente seulement l’extinction complète de leurs perceptions.

Q. Qu’y a-t-il après la mort?

R. La question: qu’y a-t-il après la mort? est une fausse question, car elle suppose que la mort est une limite alors qu’elle est un accomplissement. La mort n’est pas une interruption de la vie, mais sa continuation sous un mode nouveau. L’homme qui accède à la vie infinie est comme la chenille qui sort de sa chrysalide transformée en papillon.

Q. Doit-on considérer la mort comme une chose tragique?

R. Certes non! La mort est l’aboutisse-ment naturel de la recherche du bonheur. Nous sommes programmés pour mourir, car c’est là le chemin de la réalisation. La mort n’est donc pas le salaire du péché ou le fruit d’une condamnation, mais une initiation à une vie nouvelle supérieure.

Q. Comment doit-on se conduire devant la mort?

R. La mort doit être aimée parce qu’elle apporte la connaissance. L’homme éveillé ne craint pas la mort, mais la désire. La mort peut surprendre l’homme endormi. Mais l’homme éveillé meurt parce qu’il est prêt.

Q. Quel enseignement pouvons-nous tirer de la mort?

R. Seul celui qui est toujours prêt à mourir vit vraiment l’essentiel. Il faut agir aujourd’hui comme si nous devions mourir demain.

Q. Que représente la mort dans la nature?

R. La mort est l’expression d’un besoin de renouvellement. Elle permet à l’homme d’adopter une nouvelle perspective de vie. Elle fait partie du grand rythme de l’univers et, contrairement à l’opinion reçue, elle n’est pas douloureuse.

Q. Quelle est la meilleure façon pour l’homme de se préparer à mourir?

R. C’est en étudiant la nature de ses rêves que l’homme se prépare le mieux à mourir. Ceux-ci constituent une incursion dans la vie astrale et une première manifestation de cette nouvelle vie à laquelle la mort nous prépare.

Q. La mort peut-elle laisser en nous un regret?

R. Oui, elle le peut. Lorsque nous mourrons, la seule chose que nous regretterons vraiment, ce sera de ne pas avoir assez osé. La vie est une aventure et il importe pour la vivre pleinement de se donner entièrement à chaque instant qui passe.

Q. L’homme naît-il immortel?

R. Non. L’homme ne naît pas immortel; il le devient par un lent travail sur lui-même. L’immortalité n’a de sens que si elle est conquise. On ne devient immortel qu’en encourageant en soi la présence de l’éternel. La plupart des gens sont incapables d’une telle attitude, car ils vivent dans l’éphémère et n’ont aucune idée de ce qui est permanent. On ne saurait attribuer l’immortalité à une machine sans conscience. Que penser d’un sot immortel, d’un crétin immortel? Cela n’a aucun sens.

Q. Que valent les démonstrations de l’immortalité?

R. Pour celui qui a accès à son être, toute démonstration de l’immortalité est superflue. Ses nuits ne sont plus des préludes au néant qui entrecoupent ses moments de conscience diurne. Il vit pleinement la continuité de son être et comprend que la mort n’est qu’une transparence de plus. Celui qui se sent infini ne craint aucune limite.

Q. En quoi réside le secret de l’immortalité?

R. Le secret de l’immortalité est dans la réalisation de notre être. Cela signifie qu’on accède progressivement à la vie astrale, mentale et causale au fur et à mesure que se dégage le profil de l’être. Le reste n’est qu’une question de confiance.

Q. Les morts nous sont-ils présents?

R. La présence n’implique pas toujours la proximité physique. Il y a des morts plus présents que les vivants. Il est possible de s’entretenir avec eux sans intermédiaire comme l’a démontré Swedenborg.